L’organisation de l’Artillerie > 1- Des débuts à la fin du XIXè siècle > Aux racines de l’artillerie française : Le Corps Royal >
00- Notice historique sur le Corps Royal de l’artillerie
 

Retour

AVERTISSEMENT du Lieutenant-colonel Philippe Guyot - Officier culture d’arme de l’artillerie - artilleur d’honneur de 1ère classe :

Les articles "ARTILLERIE" et "CORPS ROYAL D’ARTILLERIE" de ce dictionnaire ne renfermant pas tous les détails que l’on peut délivrer sur la partie historique de cette arme, je crois utile de donner ici l’essai historique qui a paru jusqu’en 1815 à la tête de l’almanach du corps, en y ajoutant les changements et la nouvelle organisation qui ont eu lieu depuis cette époque

Le texte proposé est d’époque...

L’artillerie formoit en France un corps considérable, même avant l’invention de la poudre [...]. Le nom d’artillerie étant affecté aux anciennes machines de guerre, comme il l’est aux nouvelles, on ne doit point être surpris de trouver des maîtres de l’artillerie dès le douzième siècle.

Dans l’espace de cent quatre-vingt-cinq ans, avant le règne de Louis XI, on en compte vingt-huit ; & ce qui prouve que déjà leur charge étoit importante, c’est qu’on trouve parmi eux des hommes d’un nom connu, tels que Tristan l’Hermite, chevalier, seigneur de Moulins et de Buchet ; Hélion de Groing, chevalier, seigneur de la Motte ; Louis, sire de Crussol, &c, &c.

Les maîtres de l’artillerie reçurent sous Louis XI le titre de maîtres généraux ; & dès lors, eux & leurs subordonnés étoient ce qu’on toujours dû être les officiers d’artillerie, des militaires chargés de la construction des machines de leur art, de leur conservation, de leur conduite & de leur exécution pendant la guerre.


____________

Base documentaire des Artilleurs